Le groupe automobile français va ouvrir en collaboration avec ses partenaires algériens une nouvelle unité à Oran.
"Tout est partagé à 50-50" (Renault)
"Tout est partagé à 50-50", a insisté Jean-Christophe Kugler. Le ministre algérien de l'Industrie, Chérif Rahmani, avait chiffré jeudi à environ un milliard d'euros l'investissement total nécessaire au démarrage de cette usine automobile, qui sera la première dans le pays. "Le ministre a dû faire une estimation de l'ensemble des travaux qui vont au-delà du périmètre de l'usine", a estimé Jean-Christophe Kugler. "Il y a des modifications assez importantes à faire du port d'Oran, au niveau de l'infrastructure routière, d'approvisionnement en eau et en électricité", a-t-il expliqué.La garantie d'exclusivité de trois ans obtenue par Renault, qui fait qu'aucun autre constructeur automobile ne pourra s'implanter en Algérie pendant ce temps, offrira "le maximum de chances à cette opération de réussir", a-t-il souligné. "Une fois que cette opération aura bien démarré, ça nous pose aucun problème que l'Algérie prospecte au niveau d'autres constructeurs automobiles." Renault sera ainsi bien placé sur ce marché, le deuxième du continent derrière l'Afrique du Sud, avec 409 300 véhicules vendus à fin novembre.
Le gouvernement algérien souhaite pour sa part mettre sur pied une filière automobile, avec un réseau de sous-traitants locaux.